Fabricants de ouates depuis 1844

Le site de la papeterie Le Bourray est dédié à la production de ouate de haute qualité, blanche et de couleur.

De la ouate sur-mesure

Notre savoir-faire réside dans notre faculté à produire la ouate répondant exactement à toutes les spécifications du client. Aucune transformation n’est réalisée en interne. Notre savoir-faire nous permet de produire des bobines de seulement 12 cm jusqu’à 280 cm de laize.
Couleur, imprimabilité, allongement, résistance, épaisseur ou grammage, autant de paramètres que nous maîtrisons afin de répondre à toutes vos demandes.
Par exemple, à partir de la teinte d’une bougie notre laboratoire de couleur intégré est en capacité de reproduire la teinte exacte dans la ouate obtenue.

Que ce soit en matière d’arts de la table, avec notre ouate pour serviettes imprimées et nos ouates colorées disponibles dans une multitude de couleurs, ou dans les domaines médical et d’essuyage, nos cycles de production courts et réguliers permettent de répondre à tous vos impératifs, tout en respectant rigoureusement l’environnement.

Nos deux machines nous assurent une grande flexibilité pour répondre à tous vos besoins. En seulement 15 jours, nous pouvons produire des ouates de couleurs dans toutes les teintes possibles, tout en assurant deux cycles de ouate blanche. Nous proposons des délais de fabrication particulièrement courts y compris pour des ouates spéciales.

Etant basée sur place, notre équipe commerciale garantit un lien étroit entre la production et nos clients, pour un service sur-mesure et performant.

L’histoire de la papeterie Le Bourray

Depuis le Moyen-Age, existait sur la rivière "l’Huisne", au lieu-dit "Le Bourray", un gué très   fréquenté assurant les liaisons Nord-Sud entre les villages de Saint-Corneille et de Saint-Mars-la-Brière. Profitant des îles toutes proches, s’est installé un moulin qui commença à traiter les écorces de chêne utilisées en tannerie ainsi que le chènevis ou graine de chanvre utilisé pour nourrir les animaux.

En 1830, ce moulin est exploité par un meunier de Saint-Mars-la-Brière. En 1844, un négociant en toiles installe autour du moulin une filature de chanvre au mouillé qui permettra d’utiliser les chanvres produits en région. Mais en 1890, la filature qui rencontre des difficultés est revendue à un exportateur de papier qui la transforme en fabrique de papier à cigarettes.

Cette nouvelle fabrique de papiers regroupera une dizaine de petits moulins installés sur les affluents de l’Huisne. La papeterie du Bourray utilise l’énergie de la rivière comme force motrice, les déchets du chanvre produit dans la région comme matière première et le bois ainsi que la tourbe comme combustibles. Une quarantaine de personnes y travaillent en 2 équipes qui se relèvent toutes les 12 heures et produisent un maximum de 1000 kg par jour.

A la fin de la guerre 14-18, l’usine ne fonctionne plus que de façon intermittente car la concurrence étrangère a privé la France du monopole mondial de production de papier à cigarettes dont elle jouissait auparavant.

En 1927 l’usine est rachetée par Pierre Lescop et devient Société des papeteries du Bourray.
La vieille machine à cigarettes est entièrement transformée et une turbine à vapeur ainsi que deux chaudières modernes à charbon sont mises en route en 1928. Au lieu du chanvre, trop cher, la papeterie utilise de vieux chiffons et en particulier des chiffons de lin. A l’époque, les fibres synthétiques n'existent pas, et les boutons sont encore tous métalliques.

A partir de 1934, la fabrication est progressivement reconvertie sur la pelure à copier et le bulle corde ; en effet, les machines à écrire commencent à se développer ainsi que les duplicateurs nécessitant des papiers minces de qualité, de ceux que la papeterie produit.

En 1940, durant la guerre, l'usine emploie 70 personnes réparties en 3 équipes travaillant 8 heures chacune avec le dimanche comme jour de repos. Un atelier de chiffons et un atelier de façonnage de cahiers de papier à cigarettes puis de ramettes de papier emploient une cinquantaine de femmes.

La guerre a provoqué le départ de tous les hommes valides qui sont alors remplacés par les femmes, lesquelles travaillent en 3x8 pour assurer la production.

Le premier poste d'alimentation électrique de 400 KW est installé en 1942 pour remplacer la turbine à vapeur, arrêtée faute de charbon. Pour alimenter ses chaudières, l’usine utilise des sciures provenant des scieries de la région et comme matière première, de vieux sacs en papier qui ont remplacés les sacs de grain, d'engrais et de charbon, auparavant en toile.

Après la seconde guerre mondiale, la remise en route est difficile car l’usine manque d’électricité, de charbon et de pâte à papier.

L’activité reprend peu à peu et la papeterie se modernise avec l’achat de nouvelles machines.

Parallèlement au marché des papiers pelure pour machines à écrire, de nouveaux marchés se confirment, comme celui de la fabrication de papiers hygiéniques et en 1962 la filiale "Hygié France" est fondée à Pont-de-Gennes.

Le marché du papier hygiénique évoluant vers des papiers plus doux à base de ouate de cellulose blancs ou de couleurs pâles, une nouvelle machine est mise en service en 1966. Elle assurera la fabrication en continu de ouate de cellulose pour les papiers domestiques tels que les couches, les serviettes et les mouchoirs en papier.

Pierre Lescop, âgé de 85 ans prend sa retraite en 1970. Le directeur de la société Arjomari Prioux lui succède et grâce à l’apport de capitaux va permettre à la papeterie de se moderniser.
A partir de 1974, la fabrication de papier bulle corde est progressivement remplacée par la production de ouate de cellulose. Les effectifs de la papeterie atteignent 230 personnes pour une production de 100 tonnes par jour.

Les technologies évoluent rapidement, les automatismes et l’informatique s’imposent chaque jour davantage et en 1985, la production des papeteries Le Bourray dépasse les 165 tonnes par jour, soit une production cinquante fois supérieure à celle de 1948. A l’aube du XXIème siècle, la papeterie Le Bourray apparait comme l’une des plus modernes et des plus performantes papeteries françaises.

En 1990, le Bourray devient Arjowiggins Le Bourray. En Sarthe, le groupe Arjowiggins s’implante également à Bessé-sur-Braye. La grande innovation arrive en 1992 avec le développement d’une machine industrielle spécifique qui permet l’obtention de papier recyclé couché sous le nom d’Eural. "Avec ce produit nous avons considérablement amélioré le papier recyclé en appliquant une couche faite de pigments très fins qui permet un excellent rendu d’impression", explique Norbert Michaud, le directeur de l’usine. Cette machine, appelée "coucheuse" a été la première du genre dans le monde. Pionnière dans son domaine, elle accompagne la révolution numérique et ses spécificités.
Le 1er avril 2019  la papeterie Arjowiggins Le Bourray est reprise par Céline et Francois Bourdin.

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